Expédition #5 : Bienvenue chez le Malcarné

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Les membres de l’expédition

  • Crystale Rochebrune (Paladine Naine – jouée par Vel) et son poney de guerre
  • Frère Denys, le très ample (Clerc humain – joué par Nono) et Bourrique, la fidèle mule
  • Loucian Neïlo (Magicien elfe – joué par JohnLorde) et sa chouette de veille, Simone
  • Nirwen (Rôdeuse elfe – jouée par Andrew)
  • Poly (Druide kenku – joué par Lazarock)
  • Professeur Ernest Briquenbrock (Roublard gnome – joué par Tim)

 

Le récit des explorateurs

Loucian a publié le chapitre 2 de son journal d’expédition. Il gagne donc un sixième point de renommée. Crystale de Rochebrune nous raconte le riche passé de son clan et l’influence sur sa propre histoire ; ainsi que son témoignage à propos de cette expédition. Elle gagne donc deux points de renommée supplémentaires. Poly nous a transmis le récit historique de sa région d’origine et biographique de sa famille ainsi que le compte-rendu de sa première expédition ; il gagne donc deux points de renommée supplémentaires.

 

Le bilan de l’expédition

Départ : le 9 février 1228 – depuis la passe de Kazbek

Retour : le 11 février 1228 – au camp de base.

Statut : Tout le monde est rentré sain et sauf.

XP : Tout le monde gagne un point de renommée. Crystale de Rochebrune devient une paladine du 2e niveau, Frère Denys devient donc un clerc du 2e niveau, Poly devient un druide du 2e cercle et Loucian devient un magicien du 3e cercle.

Loot : L’équipe a mis la main sur un service de table en métal précieux pour une valeur d’environ 1.000 pièces d’or et deux saphirs jaunes d’une valeur totale de 1.600 pièces d’or. Crystale a récupéré un marteau nain d’une facture exceptionelle, Loucian lui a mis la main sur des bottes elfiques et Ernest Briquenbrock a hérité d’une corde enchantée d’escalade.

 

Les informations recueillies par l’expédition

« Il y a une malédiction qui rôde dans ces montagnes… une malédiction de la famine qui tord l’estomac, de la désespérance qui éteint les cœurs et du manque cruel qui déchaîne la sauvagerie. S’il s’avérait que quiconque cède au cannibalisme, alors le spectre du Bidocheur Malcarné serait lâché sur lui »

Torgak le rôdeur, in « Récits du malheur nain »

 

Les grottes sous la tour de guet

Frère Denys et le mage Loucian sont presque des vétérans maintenant. Ils ont failli mourir dans les souterrains de la tour de guet ; aussi sont-ils très déterminés à faire un grand ménage dans ces satanées grottes. Pour réussir cette quête, ils ont réuni une équipe coriace et intrépide qui va s’aventurer dans les terres sauvages.

Arrivés sur place, ils s’affairent à renforcer les défenses de la tour de guet en installant de nouveaux pièges ainsi que quelques aménagements inédits. Puis commence la descente vers la grotte principale où se trouve la chute d’eau. Ils explorent le lieu méthodiquement et sont surpris de n’y rien trouver des zombies et des chauves-souris vampires qu’ils avaient combattus. Les corps ont disparu… il ne reste aucune trace de la bataille… Leur étonnement est de courte durée. En s’engageant dans la grotte secondaire, ils finissent par débusquer le responsable de cette absence : un ver charognard qui se dissimulait dans l’épais nuage de bruine provoqué par la cascade.

Tailles comparées du ver charognard et de Nirwen

La créature a atteint une taille remarquable. Il est clair que la bestiole a profité d’une nature généreuse en charognes et que les vivants doivent également faire partie de son menu. D’ailleurs le ver attaque sitôt débusqué et tente avec beaucoup d’acharnement d’empoisonner Loucian et le professeur Briquenbrock. Malheureusement pour elle, elle fait face à une attaque coordonnée de six aventuriers résolus. Elle succombe rapidement.

En explorant la grotte secondaire, les membres de l’expédition découvre un gouffre permettant d’accéder aux niveaux inférieurs grâce à une sorte d’échelle taillée à même la roche. Avant de descendre, ils inspectent soigneusement chaque recoin de la grotte secondaire pour pour ne pas laisser d’ennemis sur leurs arrières. Ils redoutent de se retrouver pris entre deux feux en cas de « complications ». Leur prudence est payée de succès quand ils découvrent au plafond plusieurs nids de chauve-souris vampires qu’ils s’empressent de nettoyer. Les créatures se défendent farouchement et ne succombent pas sans avoir d’abord sérieusement infecté Nirwen, Poly et le professeur Briquenbrock avec la tristement célèbre maladie du roi Gérard. C’est à ce moment que l’expédition choisit de faire une retraite stratégique vers son camp fortifié dans la tour de guet. Ce répit permet à Crystale de secourir ses compagnons grâce à son don sacré de guérison des maladies par l’imposition des mains.

Sous le regard de huit yeux assassins

Une fois leur souffle repris, les membres de l’expédition reprennent leur exploration vers les niveaux inférieurs. La descente est dangereusement raide mais le plus inquiétant reste la présence, ici ou là, de grandes toiles d’araignée. La tisseuse est vraisemblablement d’une taille déraisonnable ; elle devient donc la priorité du groupe qui néglige délibérément d’explorer le lac souterrain formé par la chute d’eau ainsi que l’à-pic menant vers une caverne couverte de champignons géants.

A l’est, une large cavité s’enfonce naturellement dans la roche. Ses parois sont couvertes de toiles et l’équipe d’exploration devine qu’elle touche au but. Il n’y a pas de doute, c’est le nid d’une araignée géante. Celle-ci attaque depuis le plafond mais Poly parvient à l’immobiliser grâce à sa magie et la créature succombe sous le feu nourri des six explorateurs.

Dans l’antre de la bête, ceux-ci découvrent les restes de malheureux et trois objets parfaitement préservés par la puissance de leur enchantement : des bottes elfiques, un marteau nain et une corde d’escalade. L’émerveillement de la troupe est grand mais il faut aller de l’avant aussi l’expédition reprend-elle sa progression pour compléter son tour d’inspection de ce niveau du complexe souterrain.

La porte irradie une magie malsaine

En parvenant à l’angle nord de la caverne, ils découvrent une grande porte en basalte noir couverte de bas-reliefs morbides. Morbide également le squelette d’une elfe coincée sous la pierre. Le corps semble avoir été écrasée par le poids de la porte mais la malheureuse a également un carreau d’arbalète planté dans une côte ; on lui a tiré dans le dos. Les circonstances de cette mort semblent donc un peu confuses. Le professeur Briquenbrock pressent qu’il y a ici un piège et qu’il est de son devoir de le neutraliser. En s’approchant, il est victime d’une légère hallucination ; Loucian confirme alors que la porte est protégée par un enchantement d’une nature pour lui inédite.

Après quelques efforts et une analyse minutieuse de la construction, la porte s’ouvre enfin sans déclencher de catastrophe. Les membres de l’expédition découvrent un escalier monumental encadré par des brasiers finement ornés où brûlent des feux magiques.

En haut, il y a une antichambre décorée de fresques sordides illustrant des scènes de cannibalismes et une petite annexe dans laquelle Nirwen découvre quelques squelettes, dont la deuxième moitié du corps de l’elfe trouvée sous la porte. La rôdeuse découvre également une riche vaisselle en or mais à peine est-elle entrée dans l’annexe qu’elle est agressée par une créature obèse et répugnante.

La chose est plus morte que vive. De plus, elle a la curieuse capacité de ramper au plafond comme si c’était le sol. Elle tombe donc sur Nirwen à l’improviste et de manière très littérale, c’est à dire d’une bonne hauteur et de tout son poids. Il s’ensuit une explication musclée où chacun y met du sien en matière de hargne, de nerf et d’acier.

Une représentation presque « aimable » du Bidocheur Malcarné

Nos explorateurs parviennent enfin dans la dernière pièce de cette étrange construction. C’est une salle votive où trône la sculpture d’une idole grotesque et inquiétante. Une voilette a été posée sur la tête de la statue qui dissimule à peine les traits repoussant de son visage. On distingue d’ailleurs très bien les deux gros saphirs qui font office d’yeux mais Loucian avertit chacun qu’un maléfice magique entoure la sculpture ; une radiance identique en malignité à celui de la porte en basalte.

Dans la petite annexe qui jouxte la salle votive, ils découvrent une collection d’ex-voto et des offrandes dédiés au Bidocheur Malcarné, un spectre d’Outremonde  associé aux pratiques cannibales. Il semblerait donc que l’endroit soit une sorte de sanctuaire maudit où des individus particulièrement dérangés venait rendre un culte à cette entité maléfique.

Ex-voto grotesque dédié au Bidocheur

Trop c’est trop, Frère Denys décide qu’il faut nettoyer les lieux de cette souillure abominable. Il entreprend donc un longue et complexe cérémonie pour chasser vers le néant la profanation maudite et permettre à l’énergie sacrée de son Dieu de venir vitaliser de nouveau cet espace. Cette purification rituelle détruit la statue de l’idole et la porte ensorcelée mais l’effet le plus remarquable est sans doute l’apparition du spectre de Bella la sanguinaire.

Bella qui fut trahie, tuée et à moitié dévorée par ses compagnons d’arme… Bella dont le corps gisait misérablement écrasé par la porte en basalte… Bella qui terrorisait la région victime de la malédiction du Malcarné… Bella enfin libérée de sa hantise vient remercier ses libérateurs avant de s’évaporer pour un ailleurs plus propice.

Après ces événements, les membres de l’expédition décident qu’il est temps pour eux de rentrer à la passe de Kazbek et de prendre un repos bien mérité.

 

 

Le spectre de Bella en compagnie des loups qu’elle a soumis