Expédition #2 : Le chant des harpies

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Les membres de l’expédition

  • Aelis (Roublard elfe – joué par Lavellan)
  • Charlie, le sourire (Sorcier tieffelin – joué par Dandy)
  • Donatien (Guerrier humain – joué par Raphsword)
  • Loucian (Magicien elfe – joué par JohnLorde)

 

Le récit des explorateurs

Charlie le Sourire a publié sa biographie : A l’Aube de l’aventure. Cette publication lui confère un point de renommée supplémentaire. Il devient donc un sorcier du 2e cercle.

Et, étant donné que j’ai particulièrement aimé ce texte, j’attribue un effet mineur supplémentaire à l’objet magique possédé par Charlie.

L’épée de Charlie s’est exprimée d’une façon très colorée, ce qui confère un point de renommée supplémentaire.

 

Le bilan de l’expédition

Départ : 2 janvier 1228 – depuis la passe de Kazbek (hexagone 3322).

Retour : sans nouvelle de l’expédition depuis le 3 janvier 1228.

Statut : (éventuellement) portée disparue en plein pays sauvage.

XP : Tout le monde gagne un point de renommée. Loucian devient donc magicien du 2e cercle (s’il parvient à rentrer au bercail).

Loot : quelques dizaines de pièces d’or et d’argent

 

Les informations recueillies par l’expédition

Shaman gobelin en plein rituel lithotémique.

Retour sur le territoire de la main rouge

Bert et William ont beau être des brutes qui ne brillent pas par leur intelligence, ils ont quand même oublié d’être bêtes. Après tout, on ne reste pas longtemps le patron d’un territoire en pays sauvage si on est un complet crétin. Ils ont donc fait ce que n’importe quel chef avisé ferait si une bande d’étrangers massacrait leurs troupes et venait les narguer jusque sous leurs fenêtres meurtrières. Ils ont pris des mesures énergiques pour renforcer leurs défenses.

Imaginez donc la surprise de nos explorateurs quand ils ont découvert que les gobelins avaient perfectionné leur patrouille : effectifs doublés, tactique de harcèlement en furtivité, présence d’un shaman qui améliore le moral et la discipline. Et puis, il faut aussi compter avec les effets maléfiques étonnants de la magie totémique : le shaman a réussi à conjurer un mort-vivant plutôt coriace.

La première escarmouche fut donc rude et sanglante. La victoire fut acquise autant par l’à-propos et la ruse de nos explorateurs que par les prouesses héroïques.

 

Une échelle cannibale vorace à l’affût

Passer sous une échelle cannibale, ça porte malheur !

L’expédition fait halte à la tour de guet pour panser ses blessures mais également pour décharger la tonne de matériel qu’elle a apporté. Il s’agit de commencer les travaux de déblaiement  des gravas qui obstruent l’accès au sous-sol : on a donc apporté cordages, treuils, palans, pioches, pelles et de la nourriture pour plusieurs semaines.

Pendant que les blessés nettoient et suturent leurs plaies, Charlie cherche à réunir des informations pour assurer le succès de l’expédition. Il entreprend donc une exploration minutieuse des étages supérieurs dans l’espoir de trouver des livres ou des inscriptions. C’est là qu’il se fait piéger par une échelle cannibale embusquée au premier étage. La langue de cette monstruosité ressemble furieusement à une échelle ; son piège est donc aussi simple que répugnant ;  la créature exsude un mucus particulièrement collant qui agglutine avec force toutes les parties du corps qui entrent en contact avec elle. Une fois la victime engluée, la créature n’a plus qu’à rétracter l’échelle dans sa large gueule et à engloutir sa proie.

Heureusement pour Charlie, l’action combinée des membres de l’expédition lui a permis d’échapper au piège sans dommage.

 

Un sommet de l’art militaire gobelin

Fort Gob meurt mais ne se rend pas !

Les explorateurs décident d’aller en finir avec les rats géants que les gobelins utilisent comme monture, chien de garde, amuse-gueule et animal de compagnie. Ils prennent donc le chemin de la grotte où se terrent ces ignobles bestioles. Dans leur carriole,  ils ont pris soin de charger les vingt pièges à loup qu’ils ont fait fabriquer pour cette occasion, ainsi que de la nourriture en quantité pour servir d’appât.

Leur progression sur les chemins de montagne est cependant stoppée par un fortin gobelin. A vrai dire, la fortification est assez rudimentaire ; ce n’est qu’un chariot retourné à même le sol et percé de meurtrière. Cela fait partie des « innovations » mises en place par Bert et William  pour améliorer leur système défensif. C’est simple mais efficace ; même si cette opinion n’est pas vraiment partagée par les quelques gobelins qui sont de garde à l’intérieur. En particulier après que les explorateurs les eurent piégés en mettant le feu à la construction.

Malgré les flammes, malgré la trouille, il en est un qui prend son cornet d’alarme ainsi que son courage à deux mains et entreprend de sonner frénétiquement l’alerte. Cette plaisanterie dure un bon moment et les talents du musicien gobelin commencent à porter sur les nerfs de tout le monde.

 

Une « princesse » dans toute sa majesté !

Curiosité de harpie n’est que vanité
Elle ne veut savoir que pour en parler

Les membres de l’expédition sont fort occupés à négocier leur obstacle. Ils finissent néanmoins par remarquer les rires niais d’un groupe de harpies qui, du haut de leur arbre, ne perdent pas une miette du spectacle. Elles ont la désobligeance de commenter avec vulgarité les manœuvres du combat et la prétention de se présenter comme des « princesses » douées d’une essence supérieure. Bien sûr, la nature supérieurement godiche de ces monstruosités ne fait aucun doute ; en particulier lorsque l’une des nigaudes, emportée par son fou rire, perd l’équilibre et se vautre lourdement au milieu des explorateurs… quasiment sur les genoux de Loucian.

Après avoir échanger quelques menaces et  propos acrimonieux, on en vient aux mains. Les harpies, plus sournoises que courageuses, tentent d’abord d’égarer les explorateurs vers le précipice proche en utilisant leur chant envoûtant. C’est peine perdue en raison de la nature elfique et de la volonté farouche de nos aventuriers. On se résout donc à échanger les traditionnels coups de griffe, d’épée et autres joyeusetés bien sanglantes. L’affrontement tourne rapidement à la boucherie pour les deux camps. Charlie parvient à trancher la jambe d’une harpie. Il en immobilise une autre assez affaiblie par les attaques concertées du groupe pour ne plus opposer de véritable résistance. Donatien emporté par l’envoûtement du chant maléfique fait un grand saut dans le vide. Loucian éventré par un coup de griffe vicieux sombre dans le coma sans vraiment parvenir à empêcher ses tripes de prendre l’air. L’affaire est mal engagée.

(A suivre)